Le merveilleux phénix serait d'origine éthiopienne (selon Hérodote) mais on trouve aussi des traces d'un phénix égyptien nommé Benou. Bénou vivrait sur la pierre benben sur le saule sacré d'Héliopolis et serait en réalité l'âme de Rê qui le précède dans la barque céleste. Le bénou n'apparaissait aux hommes que tous les 500 ans, à l'occasion de sa résurrection. Le Bénou se nourrissait exclusivement de rosée et apportait des herbes odorantes (myrrhe, cannelle et nard) de lointaines régions pour faire un nid, en haut d'un yeuse ou d'un palmier, qu'il enflammait pour y mourir.
Les Romains le considéraient comme un oiseau au plumage doré et multicolore, symbole de force vitale renouvelée dans l'empire. On le retrouve sur nombre de fresques et pièces de monnaie (Trajan et de Constantin Ier) ainsi que dans la main gauche des statues de Mercure.
L'Eglise Chrétienne le considère quant à elle, comme l'effigie de l'immortalité de l'âme et de la résurrection du Christ.
Pour les Chinois, il est le Feng-Huang, oiseau légendaire qui réunit en lui le Yin et le Yang.
Dans les légendes Juives, l'immortalité de Milcham, l'oiseau doré, est due à Eve, qui après avoir été corrompue par le péché, a corrompu aussi les animaux de la Terre, sauf un, le Milcham, qui se vit accordé l'immortalité par l'ange de la Mort, serviteur de Dieu.